3) Usage d’amortisseurs parasismiques

Les amortisseurs peuvent être soit incorporés à l’appui soit installés en parallèle. Le but premier est de contrôler la déformation de l’isolateur et par conséquent le déplacement absolu de la superstructure située au dessus. La composante de dissipation d’énergie peut aussi amener une réduction des forces et accélérations dans la structure.

Il s’agit d’ajouter à la structure qui comprend des appuis conventionnels un système de mécanisme de dissipation d’énergie afin d’absorber une partie importante de l’énergie sismique induite par le séisme et ainsi réduire l’étendue et la sévérité des dommages inélastiques dans celle-ci. On distingue trois familles principales d’amortisseurs à savoir:

 

a- Les systèmes à base hydraulique (exemple du pont d'Akashi)

Possédant des amortissements visqueux. Ces systèmes sont constitués de tiges solidaires à la structure,  plongeant dans un matériau très dense mais déformable, comme le bitume de grande viscosité, le plomb (qui a la propriété de se recristalliser (resolidifier en reformant des cristaux) après déformation) ou l'huile de grande densité.

 

Ces amortisseurs hystérétiques se déforment tout en opposant une résistance, assurant ainsi une plus grande stabilité du bâtiment. Le désavantage de ces amortisseurs est le besoin de maintenir le fluide à une certaine température: en effet celui peut avoir des propriétés différentes à -10°C ou à 35°C.

b- Les amortisseurs hystérétiques

Ces systèmes sont principalement constitués de matériaux très ductiles : plomb, acier, alliages ductiles, etc. Sachant qu'ils n'ont pas de fonction porteuse, leur déformabilité peut être maximale (ne jouant pas le rôle de pilier, la masse de la superstructure n'agit pas dessus : ils n'ont pas besoin d'être rigide). Cette déformabilité est utilisée lors des séismes. En effet lors des secousses, ces amortisseurs permettent de limiter le déplacement de la superstructure.

 

Généralement, l'une des extrémités est fixée à la fondation, l'autre est libre (il existe un "jeu") dans une encoche de la superstructure. Ainsi, lors du déplacement relatif de la superstructure, la partie haute est guidée tout en opposant une certaine résistance.

c- Les amortisseurs à frottement

Ces amortisseurs reposent sur le même principe que les appuis (isolateurs) à base de glissement. A la différence qu’ils sont disposés à divers endroits stratégiques de la superstructure et dissipent l'énergie par un frottement sec. Lors d'un tremblement de terre, ils permettent la déformation du bâtiment tout en la maîtrisant : son système mécanique coulissant fait qu'il reste toujours porteur. Ces amortisseurs se révèlent être les plus efficaces et les plus durables, puisqu'ils reprennent leur position initiale sans dommages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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